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Interview de Göran Fröjdh à propos du Weight Club

Göran Fröjdh, responsable du développement commercial chez Aftonbladet.

Göran Fröjdh est responsable du développement commercial chez Aftonbladet. Dans cette interview, il parle du Weight Club, un service qu’Aftonbladet a lancé en 2003 et qu’il propose aux autres éditeurs sous la forme d’une solution clés en main depuis la fin 2004. À ce jour, des éditeurs de six autres pays ont acquis une licence leur permettant d’utiliser le programme sur leurs marchés respectifs. Pour l’un d’entre eux, moins de trois mois se sont écoulés entre le moment où il a signé le contrat et celui où le service a été lancé.

techniques de presse : Fin 2004, plus de 120 000 personnes s’étaient déjà abonnées au service Weight Club lancé en mai 2003. Combien sont-elles à ce jour ?

Göran Fröjdh : Tout dépend si l’on parle uniquement du service en Suède où près de 300 000 personnes s’y sont abonnées ou de l’ensemble du réseau où plus de 450 000 abonnements ont été vendus jusqu’ici. Le nombre d’abonnements vendus est en hausse constante, ce qui est très satisfaisant. Mais il ne faut pas confondre le nombre total d’abonnements et le nombre réel de membres qui utilisent le service à un moment donné. Actuellement, nous comptons près de 40 000 utilisateurs actifs en Suède (www.viktklubb.se)

Pour ce qui est des autres pays, je n’ai pas le droit de révéler leur nombre sans leur permission.

tdp : L’abonnement de base a-t-il augmenté (en 2004, il était d’environ 30 euros pour trois mois, de 40 euros pour quatre mois et de 50 euros pour un an) ?

Göran Fröjdh : Nous ne l’avons pas augmenté en Suède en raison de la concurrence acharnée d’autres services. En Norvège, en revanche, il a augmenté sans que cela ait eu d’impact sur le nombre d’abonnements vendus. Mais il faut dire que, dans ce pays, notre partenaire (www.vektklubb.no) occupe une position plus dominante sur le marché.

tdp : Dans quels pays, le service Weight Club est-il proposé par des groupes de communication ?

Göran Fröjdh : Il s’agit pour le moment de la Suède, de la Norvège, de la Finlande (www.keventajat.fi), des Pays-Bas (www.fitclub.nl), de l’Allemagne (www.e-balance.de) et de la Suisse (www.e-balance.ch). D’ici l’été prochain, nous aurons aussi un partenaire en Italie.

tdp : Comment cela se passe-t-il lorsqu’une société de communication vous contacte pour acquérir une licence du service Weight Club ? Quelles sont alors les différentes étapes ?

Göran Fröjdh : Il faut tout d’abord qu’elle se rende compte que la plate-forme du Weight Club n’est pas un service en marque blanche traditionnel pouvant être utilisé sans aucun risque ni frais. Mis à part l’achat de la licence qui représente un investissement considérable, elle doit être prête à engager des rédacteurs locaux ainsi que des auteurs et des experts nutritionnels – c’est vraiment l’une des clés du succès de ce service. Nous lui fournissons les outils lui permettant de lancer et d’entretenir son propre service adapté à son audience.

Le marketing joue aussi un rôle capital. Pour qu’un service comme le Weight Club soit rentable, il faut vendre beaucoup d’abonnements et si vous n’avez pas une grande audience, il sera probablement trop cher d’‘acheter’ l’audience nécessaire. Si la société de communication partenaire a la possibilité d’utiliser de l’espace rédactionnel pour promouvoir le service, les résultats seront bien meilleurs (bien que l’expérience ait montré qu’il était difficile d’obtenir le soutien des rédactions à cet égard).

Dès que la décision a été prise, le contrat de licence à proprement parler peut être signé directement.

tdp : Une fois qu’il vous a contacté, combien de temps faut-il à un groupe de presse pour lancer le service Weight Club sur son propre site Web ?

Göran Fröjdh : L’infrastructure technique peut être installée et fonctionner en une semaine environ. Le plus long est d’adapter le service aux conditions locales : traduction, adjonction de recettes locales, recrutement de personnel et d’experts dans différents domaines (diététiciens, spécialistes du fitness, conseillers médicaux etc.). L’installation « la plus rapide » a été effectuée en un peu moins de trois mois, de la signature au lancement du service.

tdp : Je sais que vous avez eu beaucoup de succès avec ce programme. Mais qu’en est-il des autres groupes ? Le succès est-il comparable chez eux ?

Göran Fröjdh : Sur certains marchés comme la Norvège et la Finlande, les résultats sont meilleurs qu’en Suède en raison de la densité de leur population. Dans d’autres pays, le service a démarré plus lentement, mais le nombre d’abonnements y croît maintenant de manière considérable.

tdp : Quelle est votre grille tarifaire pour les autres groupes de communication ? Le prix qu’ils paient est-il fixe ou dépend-il de leur diffusion ou du nombre de visiteurs uniques sur leur site Web ?

Göran Fröjdh : Notre modèle de licence prévoit à la fois un tarif fixe et une commission variable qui dépend du nombre d’abonnements vendus. Mais des changements peuvent être apportés à ce modèle. Si le client veut, par exemple, payer moins au départ, il a la possibilité de reverser un pourcentage plus élevé de ses revenus nets (abonnements) et vice-versa. Il est important de ne pas perdre de vue ici que ce service s’adresse à de grandes sociétés de communication et que, sur de nombreux marchés (sauf les plus importants) nous n’aurons pas la possibilité de travailler avec plus d’un partenaire local. C’est d’ailleurs le cas dans tous les pays où le service est actuellement proposé.

tdp : Quelle est enfin la diffusion quotidienne d’Aftonbladet ?

Göran Fröjdh : Nous indiquons de plus en plus le taux de pénétration de l’ensemble de nos supports de diffusion (produit imprimé, site Web, chaîne de télévision etc.) car il permet de mieux apprécier notre position sur le marché :

Aftonbladet, édition imprimée : 426 000 exemplaires vendus par jour (environ 1,4 million de lecteurs)
Aftonbladet.se, site Web : 4,1 millions de visiteurs uniques par semaine
Taux de pénétration total quotidien : environ 3 millions

Cette interview a été menée par Brian Veseling, rédacteur senior de l’édition anglaise de techniques de presse.


Page first published: 04.03.2007

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