L'impression hybride au Khaleej Times
Le Khaleej Times, le plus vieux quotidien en langue anglaise à Dubaï, a une grande expérience de l’impression hybride : dans sa nouvelle imprimerie, trois des sept tours d’impression ont été équipées de sécheurs à air chaud. Les machines tournent à plein régime et sortent jusqu’à quatre produits préimprimés par jour pour satisfaire la forte demande.
Heinz Anneler est directeur général (technique) chez Galadari Printing & Publishing, la société qui édite le Khaleej Times (80 000 exemplaires) à Dubaï. Lorsqu’il y a cinq ans la société a érigé sa nouvelle imprimerie, on a fait appel à ses compétences techniques et l’a chargé de la direction du projet. Malheureusement, regrette-
Outre le quotidien imprimé complètement en quadrichromie, ce centre produit les magazines City Times-
L’imprimerie dispose aujourd’hui de deux lignes de rotatives Cromoman 50 de MAN Roland équipées respectivement de trois et de quatre tours d’impression en quadrichromie (blanchet/blanchet) et de deux demi-
Dans cette région du monde, l’impression hybride est monnaie courante et indispensable au Khaleej Times car tous les autres grands journaux la pratique. C’est le marché publicitaire qui donne le ton ici et si on ne veut pas perdre des clients au profit de la concurrence… « Les annonceurs et les agences de publicité raffolent de papier couché et ne veulent plus que ça ! », souligne Heinz Anneler. Les suppléments non négligeables demandés pour des annonces en heatset ne semblent pas dissuader les clients (d’après le barème des prix, un supplément de 100 % est prévu pour les annonces passées dans les pages extérieures de la section économique Business Times). « Tous les jours, nous imprimons entre 30 et 40 pages sur du papier couché et les 16 à 20 pages restantes sur du papier journal. La part de l’heatset avoisine les 70 %. »
Les travaux d’impression n’ayant pas de rapport avec le journal sont plutôt rares. Le marché des encarts publicitaires est en revanche très florissant – pour les centres commerciaux par exemple. Ces encarts sont parfois imprimés la nuit en même temps que le journal dans lequel ils sont ensuite insérés.
Expériences pratiques de l’impression hybride
Au début, nous avons eu des problèmes avec la tension de la bande lors du traitement simultané de différentes qualités de papier via une plieuse commune, avoue Heinz Anneler. Mais nous les avons entre temps résolus. Parfois même nous imprimons un papier de 90 g (pour le magazine du week-
Pour produire en heatset, il ne suffit pas d’avoir un sécheur. Des tours de refroidissement et un système de post-
Heinz Anneler conseille aux imprimeries désireuses de se lancer dans l’impression heatset sur des machines coldset d’accorder une attention toute particulière au problème de l’encre. En effet il faut non seulement utiliser deux encres différentes ayant une toute autre consistance (tirant), mais aussi équiper les dispositifs d’encrage de rouleaux toucheurs supplémentaires (quatre au lieu de deux) dans l’intérêt de l’optimisation de la qualité. Il est en outre recommandé de refroidir le rouleau distributeur. « Il est également très important d’humidifier à nouveau le pli, ce que l’on omet souvent de faire sur les machines de presse. Le séchage rend le papier cassant et si le bord du pli n’est pas humidifié à nouveau, le papier peut alors craquer lors du façonnage. »
Page first published: 06.03.2007


